Archive pour janvier 2009

Le bâtiment vert du Québec : quelles énergies?

Publié par Claude Huot le 28 janvier 2009 - Construction Vergo

Bon lundi à tous!

Bonne nouvelle en cette période de crise : selon le collectif Isolons la Terre : « Un plan sur 40 ans portant la consommation à 50 kWh/m2/an sur 400 000 logements existants permettrait la création de 100.000 emplois pérennes dans le secteur du bâtiment. »

Opter pour un bâtiment vert au Québec serait donc autant un geste environnemental que social? Bien évidemment! Et les options de ressources énergétiques ne manquent pas… en voici quelques-unes présentées par Construction Durable.com :

• La Gestion Technique Centralisée (GTC)

La GTC est un système qui permet l’optimisation des fonctionnements techniques et le suivi des consommations par automatisation. Elle peut gérer un grand nombre de paramètres et de fonctions différentes, à partir de données enregistrées par des capteurs disposés dans le bâtiment : le démarrage et l’arrêt des équipements (chaud, froid, ventilation, éclairage, etc.), la détection des fuites, la maintenance, la consommation…

• Panneaux solaires thermiques

Les rayons du soleil sont transformés en chaleur par les capteurs, ce qui suffit au préchauffage de l’eau sanitaire, même les jours de faible ensoleillement (à ne pas confondre avec le solaire photovolta que, réservé à la production d’énergie électrique). Un panneau solaire thermique récupère environ 60% de l’énergie solaire incidente, soit 3 fois plus qu’un panneau photovolta que, et permet de couvrir 25 à 66% des besoins d’un foyer, selon la région (source ADEME).
Sources : www.manicore.com | www.ademe.fr

• Pompes à chaleur et géothermie

Le chauffage par géothermie consiste à capter l’énergie dans le sol, puis de la transformer en chaleur utilisable dans le bâtiment par l’intermédiaire d’un générateur. La géothermie représente l’un des procédés les plus performants puisqu’il permet d’obtenir des COP (Coefficient de performance) de 3 à 4 (à titre de comparaison une chaudière à gaz possède un rendement de 0,95).
Sources : www.avenir-energie.com | www.france-geothermie.com

• Les Cogénérateurs

La cogénération est une technique qui permet de produire simultanément, à partir d’un combustible, le gaz naturel par exemple, de la chaleur et de l’électricité avec un rendement global beaucoup plus élevé que celui résultant de productions séparées.

• Le bois

L’utilisation du bois comme combustible pour les appareils de chauffages permet de limiter les émissions de gaz à effet de serre (la quantité de CO2 émise pendant la combustion étant la même que celle absorbée par la plante pendant sa croissance), d’accro tre notre indépendance énergétique, et de soutenir l’emploi local dans les régions productrices. Les combustibles bois disponibles peuvent être la plaquette forestière (pour les chaufferies), la bûche (foyers, inserts et poêles), les granulés bois (poêles, chaufferies, etc.), et les briquettes ou bûchettes reconstituées, mais aussi les déchets de scierie et d’élagage des haies (sciure, copeaux, broyas).
Source : www.flammeverte.com

• Le solaire photo-voltaïque

Les cellules photovolta ques sont intégrables à la structure même du bâtiment (murs, toits, tuiles, etc.) pour produire de l’électricité.

• L’Éolien

L’énergie valorisée du vent, non stockable, doit être utilisée directement ou revendue au distributeur et renvoyée vers le réseau. Une éolienne classique nécessite une vitesse de vent minimale de 5 m/s mais à l’échelle d’un bâtiment, de plus petites éoliennes, horizontales ou verticales, peuvent être intégrées à la structure.

• Le biogaz

La fermentation des déchets ménagers, des effluents agricoles et industriels et des boues produites dans les stations d’épuration produit un biogaz qui peut être transformé en chaleur ou en électricité. La méthanisation, procédé de dégradation de la matière organique par une flore microbiologique en l’absence d’oxygène, est compétitive par rapport au compostage, pour des tonnages supérieurs à 20.000 t/an.
Source : www.ordif.com/traitement/metha

• La pile à combustible

Autonome et peu polluante, la pile à combustible permet de produire de l’énergie sur le site où elle est utilisée. Ce générateur convertit directement l’énergie d’un combustible (hydrogène pur ou hydrocarbure) en électricité et en chaleur, en utilisant un procédé électrochimique, qui consiste en la réaction inverse de l’électrolyse de l’eau. Ses rendements électrique et thermique sont élevés et ses sous-produits très peu polluants. Encore à l’état de prototype, son coût reste élevé, mais son développement s’accélère.

Il convient toutefois de faire attention lors de votre prise de décision car les conséquences de votre choix auront des conséquences à long terme. Je vous conseille vivement de rencontrer un professionnel du bâtiment vert au Québec afin de prendre connaissance des meilleures options qui s’offrent à vous.

À la semaine prochaine!

LA RÉHABILITATION RESPONSABLE, OU COMMENT FAIRE DU VERT AVEC DU VIEUX!

Publié par Claude Huot le 12 janvier 2009 - Construction Vergo

Bonjour à tous. Fidèle à mon habitude, je prends ma plume ce lundi matin pour vous faire partager ma passion du bâtiment vert. Aujourd’hui : la réhabilitation responsable de bâtiments existants.

Lorsqu’un bâtiment arrive en fin de vie, 2 options s’offrent au maître d’ouvrage :

•    La démolition & reconstruction
•    La réhabilitation

Mais comment déterminer laquelle de ces deux options sera la plus rentable? Le tableau ci-dessous, tiré du rapport de synthèse de Construction Durable.com , vous permettra d’y voir un peu plus clair.

Outre ce tableau riche en information, ce rapport nous offre 6 pistes d’action pour une réhabilitation responsable :

1. Établir un diagnostic amont
2. Respecter l’environnement voisin du bâtiment
3. Être exigeant en matière de performance énergétique
4. Ne pas négliger la ventilation
5. Privilégier les matériaux durables
6. Sensibiliser les occupants à la bonne utilisation du nouveau bâtiment

Si, il y a encore quelques années, la réhabilitation responsable pouvait sembler illusoire, du fait du manque d’expertise, de moyens et d’aides gouvernementales, il en est aujourd’hui tout autre. Faire de votre vieux bâtiment un bâtiment vert économique et rentable est plus que jamais possible en 2009. Alors pourquoi attendre….